Entrepreneuriat : Le succès est-il forcément réservé aux jeunes ?

On entend souvent la même rengaine : ils sont jeunes, beaux et lancent leur startup ! Mais le succès a-t-il réellement un âge ? Lancer une startup, est-ce seulement une affaire de jeunes ? Portrait de success stories sans discrimination d’âge !

Après 17 ans dans le luxe et les cosmétiques, Céline EDDE décide de tout lâcher pour se lancer dans la création d’une startup : « A 40 ans, l’envie d’entreprendre a été plus forte que le confort d’un poste maitrisé au sein d’un groupe connu et reconnu. »

« La cuisine et la pâtisserie en particulier ont toujours été ma passion. J’ai créé puis alimenté un blog de cuisine pendant 10 ans en parallèle de mon job ! C’est en donnant le goûter à mes deux fils, Raphael et Alexandre, que j’ai eu envie de réinventer ce moment si privilégié : proposer une alternative aux goûters sucrés industriels. Partir d’une page blanche et tout réapprendre, tout créer est un challenge excitant que je voulais vivre ! » C’est de cette manière que les Gourmandises de Célinou, startup incubée NEOMA BS, voit le jour !

Quand on lui parle de ses atouts face à des entrepreneurs plus jeunes, Céline répond : « Ma force c’est tout simplement le recul dont je bénéficie sur l’analyse des situations. C’est aussi l’agilité et l’envie de tout changer des entrepreneurs mêlés à la sagesse d’un ex-salarié dans de grands groupes où rentabilité et politique sont les maitres mots. C’est enfin et surtout l’envie de tout donner pour prouver qu’on a réussi ! »

Lancer une activité qui a du sens dans la société actuelle

Christophe GALTIER est le fondateur de Praestoo. Après un parcours classique, entre cabinet d’étude outre-manche et parcours marketing-commercial en Europe, vient alors la question : à quoi sert votre action ?  « Après avoir passé 15 années dans l’électronique grand public, j’ai souhaité mettre mes compétences au profit d’un projet qui faisait sens. Un projet dont la finalité serait utile au plus grand nombre et qui saurait bénéficier de mon savoir-faire. » Praestoo, startup Powered by NEOMA BS, allait ensuite voir le jour ! Le concept : mettre à profit les profils qui dorment dans nos répertoires afin qu’ils soient utiles à nos proches, pour toutes sortes d’interventions, manuelles ou non ! Lorsqu’on lui demande si son âge pose un problème, la réponse est simple : « Je pense que l’âge apporte cette urgence, l’envie de se jeter corps et âme dans quelque chose qui a du sens. L’activité que j’ai lancée combat la précarité de l’emploi et soutient une mission sociale devenue essentielle dans notre société. A 40 ans, la quête du sens parle à tout le monde ! »

L’entrepreneuriat, une question de gènes ?

Et les plus jeunes dans tout ça ? Pourquoi attendre pour rencontrer le succès ? Corentin RIDOUX, ancien étudiant NEOMA BS, n’a pas attendu une seule seconde. Agé d’à peine 18 ans, il était déjà à la tête d’une entreprise générant près de 300 000 euros de chiffre d’affaires. « Dès le plus jeune âge, j’étais entouré de jeunes entrepreneurs. J’avais déjà cette philosophie de vie. J’ai commencé par faire un BAC ES, puis une année de droit mais je m’ennuyais. A l’époque, j’étais particulièrement adepte des sorties. J’ai donc voulu créer une entreprise en lien avec cette industrie. En l’occurrence, à travers la location et la vente de structures gonflables. Mais entre les 70 heures de travail par semaine et mes cours, j’ai vite été débordé. Et puis j’ai vite perdu pied. Quand on gagne, si jeune, beaucoup d’argent, c’est parfois difficile de savoir comment l’exploiter. Et puis l’excès de confiance en soi et la fatigue font parfois commettre des erreurs. On a l’impression de tout savoir et on n’écoute pas les conseils de nos professeurs et des conseillers qui nous entourent. » Aujourd’hui, Corentin observe d’un regard amusé ce début de parcours. Bien qu’il ait concrétisé son BBA au sein de l’Ecole, un seul regret le poursuit : « Ne pas avoir été au terme de mon PGE au sein de NEOMA BS. D’autant plus quand je repense à l’accompagnement proposé par l’Incubateur. » Déjà à la tête d’une nouvelle startup en lien avec la location temporaire de biens immobiliers, Corentin, 23 ans, songe plus sereinement à son avenir. « Et pourquoi pas dans le cadre d’un Master Spécialisé au sein de l’Ecole ». Preuve que la sagesse est toujours bonne conseillère !